Lucide
Lucide sur un monde translucide?
D’un ciel qui n’est bleu que si,
Cette fleur ancrée dans une nature innée, il faudrait l’en arracher pour le voir ainsi?
Ironie… fausse vérité? Affabulation? « Hé, Mon monde est brun, teinté de vert et de fourmis… la pluie une traître qui m’attaque dans le dos! Je compte chaque jour, le nombre de frémissements de la mousse qui tente l’impossible; gravir l’arbre le plus… loin! Mais bon. Paraît-il qu’il faut voir pour croire… »
Mais pour voir, faut-il se déchirer?
Rompre notre sève pour un instant plus que fugace, presque irréel?
Que faire pour voler un instant de grâce qui n’existe que pour les plus fous?
Accepter simplement notre vision limitée, tige déployée?
Certainement pas!
Par pure ironie, chaque sujet de la nature transcende, même à son insu, même sans conscience, sa propre condition… précarité ontologique oblige.
Il n’est rien de plus futile que notre espoir de quiétude par immobilisme et complaisance à l’intérieur d’un système si précaire et vulnérable voué à évoluer quoiqu’il en pense…
De nos racines ancrées dans le fumier,
À conquérir nos pétales de roses… Transcendance ne faisant qu’un pas…
La liberté dans ce qui nous déracine, ouvrant alors un vrai chant de possibles dans un cri impensable…
Peut-être un jour, regardera t-elle le bleu du ciel? Sans que sa sève ne s’évade de son propre lit…
À quel prix?
Tout est Juste? Ben, juste-ment...
Lac haut Herrens
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